Le conseil communautaire devait se prononcer sur l'arrêté préfectoral de décembre dernier proposant l'entrée de Bourron-Marlotte et Recloses dans la Communauté de communes du Pays de Fontainebleau. Retrouvez ci-dessous l'intervention de Dimitri Bandini à cette occasion.
La première chose que j’observe, c’est que le Préfet a
arrêté le même projet qui nous avait été soumis. Autant dire que les avis que nous avons donnés n’ont pas été écoutés, démontrant ainsi l’état d’esprit, la méthode du Préfet :
l’intercommunalité à marche forcée.
Mon opinion est faite depuis longtemps : on ne sortira par le haut de l’équation à double inconnue « élargissement des compétences » et « élargissement du périmètre » que par l’étude et non par la gesticulation politique.
Ce périmètre n’a aucune cohérence. Aucune mutualisation, aucune économie d’échelle ne sont possibles. En quoi l’entrée de Recloses et de Bourron-Marlotte est-elle nécessaire ou utile ? La réponse est simple : EN RIEN.
Il n’y a qu’une seule cohérence dans ce nouveau périmètre : elle réside dans les intérêts politiciens de certains.
Le bon périmètre ne peut se trouver que dans l’examen technique, après une étude des besoins de nos concitoyens et une étude des meilleurs modes de gestion permettant de réduire les coûts et/ou d’offrir de nouveaux services.
Je veux ainsi une intercommunalité qui fonctionne selon le principe de subsidiarité.
Tant que l’on refusera d’avancer selon cette méthode, on se bornera aux enjeux politiciens et la Communauté restera ce qu’elle est : un simple levier pour faire des projets médiatiques, dispendieux, dénués du sens de l’intérêt général.
L’entrée de Recloses et Bourron n’est pas exclue dans l’absolu. Mais il faut une cohérence territoriale, à rechercher peut-être dans un vrai pays de Fontainebleau tel que nous l’avons défini dans la motion votée à l’unanimité au Conseil municipal d’Avon. Cela ne se fait pas en un jour sur un coin de table, avec des études bidons dont la communication est, en plus, refusée aux élus de l’opposition !
Je suis pour une intercommunalité de projets, une intercommunalité technique dont le seul but est la satisfaction de l’intérêt général et non d’intérêts très particuliers.
De ce point de vue, je ne pense pas qu’il soit possible de poursuivre de tels débats en laissant nos concitoyens sur le bord de la route.
Outre l’attitude insupportable du Préfet qui bricole la carte intercommunale à coups de ciseaux, je veux aussi dénoncer l’absence de tout processus démocratique dans notre agglomération.
A AUCUN moment la population n’a été consultée. Cette possibilité ne vous a même pas effleuré l’esprit.
Si cela peut vous consoler, les maires de Recloses et de Bourron n’ont pas eu plus de courage.
Ce périmètre incohérent sera donc adopté à la hussarde, en refusant d’accorder à nos concitoyens le droit de se prononcer.
Le débat a été confisqué. La démocratie n’en sort pas grandie.
Pour ma part, cohérent dans mes interventions et dans mes votes, j’émets à nouveau un avis négatif sur ce périmètre, véritable escroquerie politique et morale.

Voici l'intervention de Dimitri BANDINI, représentant de la Gauche avonnaise à l'occasion du conseil communautaire du 19 janvier 2012 à propos de la garantie d'emprunt demandée par
les Foyers de Seine-et-Marne pour la réhabilitation des barres de la Faisanderie à Fontainebleau.
Il faut
d'abord signaler que les sujets les plus importants ne sont pas dans le rapport. Il faut donc lire en creux ce document de propagande.
Le Grand Parquet en est l’exemple le plus frappant. Si le succès technique et architectural de cet équipement est possible, il ne faut pas négliger le coût demandé au
contribuable avonno-bellifontain. La vraie question, qui est celle du rendement des investissements lourds, reste en revanche extrêmement floue.
Concernant l’eau, la Gauche avonnaise regrette que la Droite avonno-bellifontaine n’ait pas daigné lancer la moindre étude de comparaison entre la gestion déléguée à un
opérateur privé et la
Le pôle
gare est un loupé. D’abord avec sa raquette de dépose. Le site, débarrassé de tous ses arbres et doté d’un revêtement médiocre est aussi gai qu’un cimetière. ET surtout deux catastrophes :
des trottoirs qui ne sont pas aux normes d'accessibilité et l'absence de construction de l'escalator, seul véritable intérêt de l'opération et qui reste aux abonnés absents.
La loi
portant réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010 vise à réduire d’une manière autoritaire le nombre d'élus et de collectivités. Adoptée seulement avec 4 voix d'avance au Sénat,
chambre des collectivités, sa légitimité est limitée et contestée. L’Association des Maires de France n'a pas été entendue par le gouvernement malgré le vote, à son 93 ème congrès, d’une
résolution très précise :
A vous entendre,
Monsieur le Président, la SPL serait la solution miracle permettant de faire avancer plus vite les projets. Mais êtes-vous bien certains de les avoir identifié clairement ?
Nous le savons tous, Monsieur le Président est un grand spécialiste des montages kafkaïens.
Vous
assurez que cette SPL servirait d'abord à l'aménagement des terrains militaires qui, il faut le souligner, représentent une part non-négligeable du territoire de notre agglomération.
