ZAC des Yèbles

Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 15:34

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Poursuivant notre engagement pour que les terrains de la ZAC de la gare comportent une part significative de logement sociaux, et souhaitant obtenir une clarification des dires de l'Etat et des textes en vigueur, notre groupe a interpellé les groupes parlementaires et l'Etat.

Après les soutiens des sénateurs Michel Billout et Yannick Bodin, la sénatrice Nicole Bricq a posé une question écrite au Secrétaire d'Etat chargé du logement pour demander que l'Etat clarifie ses positions quant au logement social.

Nous retranscrivons l'intégralité de cette question écrite et ferons part de la réponse que le Secrétaire d'Etat voudra bien apporter.

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Question écrite n° 12990 de Mme Nicole Bricq (Seine-et-Marne - SOC)
• publiée dans le JO Sénat du 15/04/2010 - page 934
Mme Nicole Bricq attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du logement et de l'urbanisme sur l'affectation de terrains appartenant à l'État ou à un de ses établissements publics pour la réalisation de logements sociaux locatifs. L'article premier de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement reconnaît aux opérations de réalisation de logements sur des terrains appartenant à l'État ou à ses établissements publics un caractère d'intérêt national afin de faciliter la réalisation des objectifs de logements définis par le titre II de la loi n°2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, par l'article L.302-8 du code de la construction et de l'habitation (CCH) ou par le programme local de l'habitat lorsqu'il existe. En Seine-et-Marne, sur la commune d'Avon, Réseau Ferré de France (RFF), établissement public à caractère industriel et commercial, possède des terrains libres constructibles qu'il souhaite céder au prix du plus offrant. Cette attitude d'un établissement public entre en contradiction avec la volonté du Gouvernement de mobiliser en priorité ces terrains publics pour la construction de logements et notamment de logements sociaux. Alors que les demandes de logements sociaux locatifs sans réponse se multiplient dans l'agglomération de Fontainebleau-Avon, que les villes d'Avon et de Fontainebleau ne répondent pas aux minima de logements sociaux posés par la loi LRU, les terrains en question pourraient apporter un début de solution. Au regard de la contradiction affichée entre la volonté de RFF de vendre ses terrains au plus offrant et celle de l'État de développer le logement social dans notre pays, elle lui demande donc de bien vouloir clarifier la position de l'État et de ses établissements publics.

 

 

 

 

Réponse de M. le secrétaire d'État chargé du logement et de l'urbanisme
publiée dans le JO Sénat du 05/08/2010 - page 2041

L'État a engagé une politique ambitieuse de mobilisation du foncier public pour permettre le développement d'opérations d'aménagement durable et accroître l'offre de logements, notamment sociaux. Cette politique s'est traduite par l'approbation, en mars 2008, par le Premier ministre, d'un programme national portant sur la cession de plus de 700 sites devant permettre la mise en chantier de 73 000 logements sur la période 2008-2012. Une part importante de ces terrains est constituée d'emprises ferroviaires. Le site de Réseau ferré de France (RFF), proche de la gare d'Avon, est identifié comme « mutable » et inscrit dans ce programme national. À ce titre, il est demandé à l'établissement de conduire le processus de sa cession en concertation avec la collectivité locale, sur la base d'un projet porté par cette dernière et répondant aux objectifs de l'État en matière de développement de l'offre de logements, notamment sociaux. Une fois le projet arrêté, le prix de vente doit être établi en cohérence avec l'équilibre économique de l'opération, par la méthode dite « du compte à rebours ». En particulier, la programmation en logements sociaux doit être prise en compte dans la détermination du prix, selon des règles précisées dans la note circulaire NOR BCFR 09 03060C du 9 février 2009. Par ailleurs, l'article 15 de la loi du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement (loi ENL) institue, au profit des communes, un droit de priorité leur permettant d'acquérir les terrains ferroviaires avant toute recherche d'acquéreur par l'établissement public. Le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, est particulièrement attentif au respect des engagements de RFF qui doit concilier des objectifs ambitieux en matière de valorisation de son patrimoine et de contribution à la politique de l'État en faveur du logement et de l'aménagement durable. En 2008, un Conseil national de valorisation ferroviaire (CNVF), composé d'experts de l'aménagement et du domaine des transports ferrés, a été institué afin de faciliter les processus de cession en cas de difficultés soulevées par les collectivités locales ou les établissements ferroviaires eux-mêmes. Dans l'hypothèse où la commune d'Avon considère que les conditions de cession exposées précédemment ne sont pas respectées, elle a la possibilité de saisir ce conseil sous couvert du préfet de département.

 

Téléchargez la circulaire NOR BCFR 09 03060C du 9 février 2009


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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 12:33

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A l'occasion de la réunion publique du 15 avril dernier à la salle des élections de Fontainebleau, notre groupe, par la voix de Lamia KORT, a exprimé sa position et ses propositions quant à l'avenir de la ZAC de la gare.

Vous pouvez télécharger l'intégralité de son intervention ainsi que les éléments essentiels de cette intervention sous forme de diapositives.


Intervention de Lamia KORT

Diapositives PowerPoint

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 14:40

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Conseil municipal du 16 mars 2010
Intervention de Lamia KORT

Ce projet d'écoquartier représente une belle opportunité au service de l’intérêt général pour notre commune, en terme de logement bien sûr.

  • Nous rappelons à nouveau les plus de 1000 demandes de logements sociaux non-satisfaites sur notre agglomération.

  • C'est ainsi l'occasion pour Avon de satisfaire aux dispositions de la loi SRU.

  • Nous souhaitons que ce projet comporte un tiers de logements sociaux (PLI, PLAI, PLUS) pour des raisons de mixité sociale.

  • L'Etat s'est engagé à mettre à disposition des collectivités locales les terrains publics pour la construction de logements sociaux.

  • Il y a une contradiction entre les affirmation de l’Etat et votre projet, au détriment de nos concitoyens bien sûr.

  • L’Etat affirme que les terrains publics seront mis à la disposition des communes pour les réalisations prioritaires de logements sociaux : loi ENL, circulaire d’accompagnement aux préfets.

  • Alerté dès octobre 2008 sur l’affectation de ces terrains, le ministère du logement nous informe par mail que le programme envisagé comportera bien une part importante de logement sociaux. (24 octobre 2008 DIDOL)

  • Votre projet ignore ces orientations gouvernementales. Nous avons de nouveau alerté les services de l’Etat et les groupes parlementaires. Nous souhaitons que la loi soit appliquée à Avon au service de l’intérêt général et non pour des privilégiés qui souhaiteraient investir dans cette vitrine de luxe.

Ce quartier doit également comporter des services publics de proximité : crèche publique, Poste, annexe de la Mairie, salle associative, commissariat annexe de la police nationale.


Nous voulons également évoquer notre inquiétude sur l'équilibre budgétaire du projet. L'installation d'un hôtel ou de bureaux n'aura pas les mêmes conséquences budgétaires. En effet, un des deux aménageurs nous a dit que les hôtels souhaitaient souvent la gratuité des terrains !

Par ailleurs, d'où vient le chiffre de 115€ le m² ? L'évolution du prix du m² aura une énorme répercussion sur le budget du projet.


Nous sommes également inquiets de la vision que vous avez de ce projet.

  • Ce projet semble se réduire à une vitrine politique. Le terme d'éco quartier est d'ailleurs utilisé d'une façon politicienne.

  • L'éco-quartier est également pour vous un objet de business avant d'être l'objet de réponses aux besoins.

  • Enfin, cet éco quartier ne peut s'inscrire que dans une vision globale à l'échelle de la Ville, en y associant la population, ce que vous n'avez pas fait.

Vous nous demandez ce soir de laisser les mains libres à l'aménageur alors que nous pensons que la Ville doit garder la main jusqu'au bout dans ce projet afin de maitriser l'intégralité du dossier.

Compte tenu de toutes ces raisons, notre groupe a décidé de s'abstenir.

Cette abstention ne vise pas l'aménageur lui-même mais les éléments du dossier.


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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 14:10

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Voici en quelques lignes, de façon résumée, le dossier remis par Dimitri Bandini à un étudiant-chercheur de l’Institut d’urbanisme de Bordeaux. Dans le cadre de ses recherches, cet étudiant nous a demandé de présenter notre position sur le projet d’écoquartier et de donner les solutions qui sont les nôtres.

Ce travail permet également aux Avonnais d’avoir une vue d’ensemble de notre opinion sur ce projet.


L’expression « écoquartier » n’étant pas un label, il est surtout pour nous l’occasion de mettre le paquet sur le logement social. Que le Maire ait eu l’idée d’un « écoquartier » ou d’une autre réalisation, nous nous serions battus autant car notre cause première est bien celle du Logement.


Cependant, ne croyez pas que les thématiques écologiques et environnementales ne nous préoccupent pas. Elles sont accessoires. Pas secondaires ! Accessoires en cela qu’aujourd’hui tout projet quel qu’il soit doit prendre en compte les nécessités écologiques.


À dire vrai, le Maire d’Avon présente un projet d’écoquartier comme il présenterait du « Port Salut » ou un tout autre objet qu’il voudrait refourguer.


Contrairement au quartier durable qui doit concilier les 3 pôles économique, social et écologique, l’écoquartier ne prend en compte que le pôle écologique et encore ! Ce n’est pas parce qu’on plante 3 arbres que l’on peut se prévaloir d’un écoquartier. Cela confirme bien le peu d’ambition de la majorité municipale.


Le contexte dans notre commune est assez particulier. Les décisions sont prises sans concertation avec les élus et la population (ou presque pas). Ce projet apparaît comme une propagande personnelle au service du Maire qui aime se targuer d’être Président de la Commission « Agenda 21 et développement durable » de l’Association des Maires d’Ile-de-France.


En complément des lignes qui suivront, nous vous conseillons de regarder cet article de notre blog sur le thème du logement et de l’écoquartier avec quelques chiffres.


*   *   *

* *

Pour ce projet, nous aurions voulu faire appel à l’expérience d’un OP HLM. Nous faisons le choix premier du secteur public afin de garantir les prix et un contrôle maximum des élus et de la population sur les choix qui peuvent être faits.

Pour l’acquisition des terrains, nous aurions voulu travailler étroitement avec la Région Ile-de-France qui aurait pu acheter les terrains dans le cadre de sa réserve foncière. En effet, l’établissement public foncier d’Ile-de-France rachète des terrains et les revend aux constructeur qui s’engagent à créer + de 30% de logements sociaux. Malheureusement, la Ville d’Avon n’a pas voulu adhérer à ce dispositif.

Nous aurions scindé le terrain en plusieurs lots afin de garantir la mixité public/privé. Nous aurions donc envisagé, même de façon limitée, la présence de promoteurs.

Sur les terrains « publics » laissés à l’OP HLM, nous voulons une mixité des logements sociaux (PLUS, PLS, PLAI). Nous faisons le choix du logement social LOCATIF. L’accession à la propriété est toutefois envisageable mais doit être très limitée : la grave crise du logement se concentrant sur le logement locatif. 

Concernant les loyers, ils doivent être compatibles avec les revenus des familles. Pour les logements laissés en gestion à un bailleur social public, nous aurions encouragé le recours au quotient familial, gage d’égalité.

Les financements

Nous aurions fait appel à la Communauté de communes de Fontainebleau-Avon (CCFA) qui a la compétence exclusive en matière de logement. Pourtant, la guerre étant déclarée entre les Maires des deux communes de l’Intercommunalité, le Maire d’Avon se garde bien de faire appel à la communauté de commune dans ce projet immobilier.

La CCFA bénéficie de nombreuses aides pour le logement. Aides peu utilisées par les élus communautaires. Le compte administratif de la CCFA présente d’ailleurs un taux de réalisations êtrêmement bas (aux alentours de 20% des sommes budgétées).

Nous aurions fait appel à des subventions départementales et surtout régionales (assez importantes), à l’Etat par l’intermédiaire du Préfet, à des organisations publiques comme l’ADEME et l’ANRU (complètement exclues dans le projet du Maire). Nous avons également pensé aux aides européennes. Le montant de ces aides permettrait de limiter le coût pour les contribuables locaux et le recours à l’emprunt.

Les logements laissés au secteur privé de construction devront respecter les règles de la ZAC notamment sur les questions environnementales.

Les projets mettant en avant l’écologie et l’environnement peuvent bénéficier de nombreuses aides des mêmes collectivités et organisations citées précédemment. Les thématiques vertes ne doivent pas être négligées. Nous n’oublions pas la constitutionnalisation de ces questions par la Charte de l’Environnement de 2003. Le cahier des charges doit préciser que toutes les constructions privées ou publiques devront respecter les normes HQE. Les thèmes de l’eau, du sol, du paysage (forêt de Fontainebleau à 100 mètres), de la circulation (douce principalement), de la biodiversité doivent être inclus dans le cahier des charges.

Les logements devront être diversifiés tant sur leur statut (PLUS,PLAI…, privé….) mais également diversifiés quant au public accueilli. Les personnes en situation de handicaps ou les personnes âgées doivent bénéficier de logements adaptés à leurs situations. Nous nous prononçons pour la mixité sociale et générationnelle !

Les tailles des logements doivent être très divers (du studio au F5 ou F6) bien que cela ne soit pas une condition nécessaire pour permettre la mixité sociale du point de vue des revenus. En effet qui peut affirmer que dans le 16ème arrondissement les habitants de studios sont forcément des travailleurs précaires ? La taille du logement n’est pas l’essentiel mais permet d’ouvrir l’offre de logement à tous : familles, couples, célibataires. Car nous savons très bien que notre société connaît de très nombreux célibataires et de nombreuses familles recomposées avec parfois beaucoup d’enfants.

Un tel projet doit également prendre en compte la question du dynamisme économique et social. Ce projet doit être vivant. Nous souhaitons la présence de locaux destinés au mouvement associatif, de commerces de proximité, de services publics  (école, Poste, Police de proximité).

En regardant ce que la Municipalité de Brétigny-sur-Orge a réalisé, nous pouvons dire que la Majorité avonnaise, non seulement manque d’ambition, mais se gargarise d’accoucher d’une souris.

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Le groupe "Ensemble pour Avon, rassemblement de la Gauche pour le Progrès" est le seul groupe au sein du Conseil municipal d'Avon à porter les valeurs de la Gauche.

Notre équipe est diverse. Elle se compose de personnes membres de partis politiques, socialistes, communistes, républicains, divers gauche, de syndicalistes, de parents d'élèves élus, d'universitaires, de responsables associatifs, et de "simples" citoyens qui s'engagent pour qu'une véritable gestion solidaire, empreinte de justice sociale et d'égalité, fondée sur la démocratie de proximité, puisse voir le jour à Avon.

 

Dimitri Bandini

Dimitri BANDINI

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Lamia KORT

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