Voici en quelques lignes, de façon résumée, le dossier remis par Dimitri Bandini à un étudiant-chercheur de l’Institut d’urbanisme de Bordeaux. Dans le cadre de ses recherches, cet étudiant nous a demandé de présenter notre position sur le projet d’écoquartier et de donner les solutions qui sont les nôtres.
Ce travail permet également aux Avonnais d’avoir une vue d’ensemble de notre opinion sur ce projet.
L’expression « écoquartier » n’étant pas un label, il est surtout pour nous l’occasion de mettre le paquet sur le logement social. Que le Maire ait eu l’idée d’un « écoquartier » ou d’une autre réalisation, nous nous serions battus autant car notre cause première est bien celle du Logement.
Cependant, ne croyez pas que les thématiques écologiques et environnementales ne nous préoccupent pas. Elles sont accessoires. Pas secondaires ! Accessoires en cela qu’aujourd’hui tout projet quel qu’il soit doit prendre en compte les nécessités écologiques.
À dire vrai, le Maire d’Avon présente un projet d’écoquartier comme il présenterait du « Port Salut » ou un tout autre objet qu’il voudrait refourguer.
Contrairement au quartier durable qui doit concilier les 3 pôles économique, social et écologique, l’écoquartier ne prend en compte que le pôle écologique et encore ! Ce n’est pas parce qu’on plante 3 arbres que l’on peut se prévaloir d’un écoquartier. Cela confirme bien le peu d’ambition de la majorité municipale.
Le contexte dans notre commune est assez particulier. Les décisions sont prises sans concertation avec les élus et la population (ou presque pas). Ce projet apparaît comme une propagande personnelle au service du Maire qui aime se targuer d’être Président de la Commission « Agenda 21 et développement durable » de l’Association des Maires d’Ile-de-France.
En complément des lignes qui suivront, nous vous conseillons de regarder cet article de notre blog sur le thème du logement et de l’écoquartier avec quelques chiffres.
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Pour ce projet, nous aurions voulu faire appel à l’expérience d’un OP HLM. Nous faisons le choix premier du secteur public afin de garantir les prix et un contrôle maximum des élus et de la population sur les choix qui peuvent être faits.
Pour l’acquisition des terrains, nous aurions voulu travailler étroitement avec la Région Ile-de-France qui aurait pu acheter les terrains dans le cadre de sa réserve foncière. En effet, l’établissement public foncier d’Ile-de-France rachète des terrains et les revend aux constructeur qui s’engagent à créer + de 30% de logements sociaux. Malheureusement, la Ville d’Avon n’a pas voulu adhérer à ce dispositif.
Nous aurions scindé le terrain en plusieurs lots afin de garantir la mixité public/privé. Nous aurions donc envisagé, même de façon limitée, la présence de promoteurs.
Sur les terrains « publics » laissés à l’OP HLM, nous voulons une mixité des logements sociaux (PLUS, PLS, PLAI). Nous faisons le choix du logement social LOCATIF. L’accession à la propriété est toutefois envisageable mais doit être très limitée : la grave crise du logement se concentrant sur le logement locatif.
Concernant les loyers, ils doivent être compatibles avec les revenus des familles. Pour les logements laissés en gestion à un bailleur social public, nous aurions encouragé le recours au quotient familial, gage d’égalité.
Les financements
Nous aurions fait appel à la Communauté de communes de Fontainebleau-Avon (CCFA) qui a la compétence exclusive en matière de logement. Pourtant, la guerre étant déclarée entre les Maires des deux communes de l’Intercommunalité, le Maire d’Avon se garde bien de faire appel à la communauté de commune dans ce projet immobilier.
La CCFA bénéficie de nombreuses aides pour le logement. Aides peu utilisées par les élus communautaires. Le compte administratif de la CCFA présente d’ailleurs un taux de réalisations êtrêmement bas (aux alentours de 20% des sommes budgétées).
Nous aurions fait appel à des subventions départementales et surtout régionales (assez importantes), à l’Etat par l’intermédiaire du Préfet, à des organisations publiques comme l’ADEME et l’ANRU (complètement exclues dans le projet du Maire). Nous avons également pensé aux aides européennes. Le montant de ces aides permettrait de limiter le coût pour les contribuables locaux et le recours à l’emprunt.
Les logements laissés au secteur privé de construction devront respecter les règles de la ZAC notamment sur les questions environnementales.
Les projets mettant en avant l’écologie et l’environnement peuvent bénéficier de nombreuses aides des mêmes collectivités et organisations citées précédemment. Les thématiques vertes ne doivent pas être négligées. Nous n’oublions pas la constitutionnalisation de ces questions par la Charte de l’Environnement de 2003. Le cahier des charges doit préciser que toutes les constructions privées ou publiques devront respecter les normes HQE. Les thèmes de l’eau, du sol, du paysage (forêt de Fontainebleau à 100 mètres), de la circulation (douce principalement), de la biodiversité doivent être inclus dans le cahier des charges.
Les logements devront être diversifiés tant sur leur statut (PLUS,PLAI…, privé….) mais également diversifiés quant au public accueilli. Les personnes en situation de handicaps ou les personnes âgées doivent bénéficier de logements adaptés à leurs situations. Nous nous prononçons pour la mixité sociale et générationnelle !
Les tailles des logements doivent être très divers (du studio au F5 ou F6) bien que cela ne soit pas une condition nécessaire pour permettre la mixité sociale du point de vue des revenus. En effet qui peut affirmer que dans le 16ème arrondissement les habitants de studios sont forcément des travailleurs précaires ? La taille du logement n’est pas l’essentiel mais permet d’ouvrir l’offre de logement à tous : familles, couples, célibataires. Car nous savons très bien que notre société connaît de très nombreux célibataires et de nombreuses familles recomposées avec parfois beaucoup d’enfants.
Un tel projet doit également prendre en compte la question du dynamisme économique et social. Ce projet doit être vivant. Nous souhaitons la présence de locaux destinés au mouvement associatif, de commerces de proximité, de services publics (école, Poste, Police de proximité).
En regardant ce que la Municipalité de Brétigny-sur-Orge a réalisé, nous pouvons dire que la Majorité avonnaise, non seulement manque d’ambition, mais se gargarise d’accoucher d’une souris.
Le groupe "Ensemble pour Avon, rassemblement de la Gauche pour le Progrès" est le seul groupe au sein du Conseil municipal d'Avon à porter les valeurs de la Gauche.
Notre équipe est diverse. Elle se compose de personnes membres de partis politiques, socialistes, communistes, républicains, divers gauche, de syndicalistes, de parents d'élèves élus, d'universitaires, de responsables associatifs, et de "simples" citoyens qui s'engagent pour qu'une véritable gestion solidaire, empreinte de justice sociale et d'égalité, fondée sur la démocratie de proximité, puisse voir le jour à Avon.
Dimitri BANDINI
Lamia KORT