Le Conseil municipal du 19 mai a été marqué une fois de plus par le dédain de la majorité UMP pour la démocratie.
D’abord parce que le Maire, après la démission d’une déléguée communautaire, n’a pas jugé opportun de faire élire un membre de l’opposition pour siéger
au conseil communautaire. C’est le signe que rien ne changera à la CCFA : les querelles assassines dans les rangs de la Droite avonno-bellifontaine et l’opacité resteront les maîtres des
lieux.
La démocratie est également bafouée lorsque le Maire a refusé de s’exprimer sur le dossier épineux de la STEP. Nous avons demandé une modification de
l’ordre du jour pour qu’ait lieu un débat devant la représentation municipale. Refus du Maire. Il lui semble apparemment préférable que les Avonnais et les Bellifontains ne soient pas
informés.
Le Maire n’a pas non plus souhaité répondre à notre inquiétude concernant la Caisse des écoles. Dans sa réponse à la Cour régionale des comptes il avait pourtant affirmé vouloir le rôle de la
Caisse des écoles revenir à ses missions initiales. Or la Caisse des écoles n’a plus aucune activité et son excédent budgétaire est réparti dans le budget global communal au lieu d’être attribué
aux besoins dans les écoles.
Le Conseil municipal a été à nouveau l’occasion pour notre groupe de dénoncer l’augmentation des tarifs municipaux (11% à la Maison des Jeunes) et de relayer la
parole de nos concitoyens lors des questions orales. Ainsi notre demande de ralentisseurs dans la Rue des chênes semble avoir eu de l’écho tout comme la nécessité de réunir toutes les parties
prenantes au Centre commercial de la Butte Montceau suite à divers problèmes de sécurité.
Plus les semaines
passent et plus le mandat de Jean-Pierre Le Poulain ressemble à la fin d'un règne sans partage sur la Ville d'Avon depuis 1995. Des dossiers douteux (tant au niveau communal qu'intercommunal), un mépris des administrés de plus en plus sensible, un comportement agressif au cours des conseils
municipaux, un"je-m’en-foutisme" de plus en plus prononcé pour les sujets de la cité...
Le Maire n'a ni plaisir ni honneur à conduire la politique de sa commune. Les Avonnais en font, et en feront les
frais.
Le Maire méprise les plus démunis. Il les montre du doigt en leur reprochant leurs faibles revenus fiscaux qui ne rapportent pas suffisament à la commune. Ainsi il
préconise de faire venir les riches à Avon, suivant son credo "business is business".Drôle de conception de la fraternité républicaine et de la solidarité
!
Le Maire fait la sourde oreille lorsque les enseignants et les parents d'élèves dénoncent le manque de moyens pour les écoles élémentaires et maternelles. Il se
moque éperduement des fermetures de classes dont il est en partie responsable puisqu'il favorise les dérogations.
Les services publics ne sont pas la priorité du Maire et de sa majorité. Le ramassage collectif des encombrants a été supprimé à Avon. Pourtant JPLP a soutenu la
hausse de la taxe sur les ordures ménagères. La future privatisation de la Poste qui verra sans doute la fermture du bureau de la Butte Montceau ne semble pas l'émouvoir non plus...
La hausse continuelle des tarifs municipaux montre bien que JPLP n'est pas en phase avec la réalité quotidienne de nos concitoyens. Aucune mesure forte n'est prise
pour aller dans le sens du soutien du pouvoir d'achat des ménages. Au contraire ! Les tarifs municipaux augmentent, les impôts aussi !
Le Maire est indifférent à la crise du logement. Presque un millier de demandes de logement sont aujourd'hui sans réponse. Le projet d'éco-quartier ne
prévoit pas la construction de logements sociaux. De plus, face aux expultions locatives, Monsieur Le Poulain reste insensible : il fait comme si cela ne le concernait pas ! La Communauté de Communes est l'exemple même de sa conception du pouvoir : un lieu où l'inaction domine pour l'intérêt
général mais un lieu au service du pouvoir UMP et des privilégiés. Aucune opposition n'est présente au conseil communautaire. La démocratie est bafouée. Ainsi les dossiers sont traités dans
l'opacité la plus totale. Récemment, l'affaire de la station d'épuration a montré cette réalité. Le dossier est juridiquement bancal et la grave pollution de la Seine par le rejet des eaux usées
depuis des années n'inquiète pas Monsieur le Maire.
Ce qui devrait être le dernier mandat de JPLP semble tout simplement être le mandat de trop. A la fois pour lui, mais surtout pour la population.
Le 9 avril dernier, l’Etat a condamné la CCFA à contresigner près de 7 millions d’euros au comptable public pour avoir
laissé les eaux usées se déverser dans une zone sensible et pour ne pas avoir respecté la mise en demeure depuis deux ans.
Dès notre élection en mars 2008, nous avons adressé une lettre au Préfet pour dénoncer notre absence au conseil communautaire (la Droite s’étant
attribuée l’intégralité des sièges) alors que le dossier sensible de la reconstruction de la station d’épuration connaissait déjà des retards importants. Ce dossier était pour nous une priorité
et nous savions que les retards engendreraient des coûts abyssaux. Aujourd’hui les faits nous donnent raison. La mauvaise gestion et les querelles assassines de la droite avonno-bellifontaine mènent l’Intercommunalité
dans le mur.
Monsieur Le Poulain, Maire d’Avon, ancien Président de la CCFA, aujourd’hui 1er Vice-président en charge du dossier porte de lourdes responsabilités.
Ses envies de démesure n’ont fait que ralentir le processus. Et alors que la CCFA se fait rappeler à l’ordre, le comble, Monsieur Le Poulain conduit une mission d’études en Chine sur le développement durable et
l’éco-industrie. Une visite qui nous l’espérons sera profitable à la CCFA bien qu’il aurait fallu prendre la mesure du problème plus tôt. En effet Monsieur Le Poulain se gargarise d’écologie, il
aime rappeler qu’il préside la Commission Agenda 21 et développement durable de l’Association des Maires d’Ile-de-France, mais les faits, eux, ne mentent pas : la Seine est polluée depuis des
années par les rejets de la station d’épuration !
Les travaux seront à nouveau retardés d’une année au moins : le conseil communautaire ayant décidé en mars dernier le report du dossier afin de
garantir des bases juridiques plus « sécurisées ». Et encore une fois, qui paiera cette gestion déplorable ? Soyez-en sûrs, les Avonnais et les Bellifontains !
NB : Motion proposée lors du Conseil municipal du 24 mars 2009. Elle a été refusée par Monsieur le Maire et sa
majorité UMP.
La date du 15 mars à 6h a marqué la fin de la trève hivernale pour les expulsions locatives. A nouveau des milliers de familles qui ne peuvent plus faire face à la vie ordinaire vont vivre dans
l'angoisse de l'expulsion alors même que l'ONU considère comme une violation des Droits de l'Homme ces expulsions forcées.
J'ai pris acte des propos de Christine Boutin, Ministre du Logement, qui annonce l'obligation d'hébergement des locataires expulsés.
Deux choses : d'abord il s'agit du choix de la facilité. L'hébergement (chambre d'hôtel) montre qu'il n'y a aucune volonté gouvernementale. Ensuite comment la Ministre peut-elle nous faire croire
que les préfets vont pouvoir proposer des solutions d'hébergement alors que les contingents préfectoraux sont déjà largement insuffisants pour répondre aux besoins des demandeurs au titre du
droit au logement opposable (DALO) et que les demandes de logements sociaux sans réponse s'accumulent depuis des années. Tout cela bien sûr accompagné de la réduction du délai d'expulsion qui est
passé dans le plus grand des secrets de 3 ans à 1 an.
L'Etat, en liaison avec les collectivités locales et donc la Ville d'Avon et la CCFA, doivent s'engager dans une véritable politique de construction de logements adaptés à la demande. Voilà
pourquoi notre groupe rappelle sans cesse la nécessité de prendre en compte le logement social dans le projet d'éco-quartier.
Sans cette augmentation des capacités d'hébergement et de l'offre de logement social, l'obligation de relogement restera un voeu pieux, tout comme la loi DALO.
En votre qualité de Maire, notre groupe vous demande de mettre en place une véritable politique en faveur du logement et de prendre un arrêté municipal pour interdire les expulsions sur la
Commune d'Avon.
La décision de supprimer la collecte des encombrants est exemplaire du mépris de la population par la majorité
municipale. En effet celle-ci annonce à la population dans les derniers jours de janvier une décision effective le 9 mars et l’invite à en « débattre » le 9 février alors que toutes les
décisions et tous les engagements sont pris. La réunion du 9 février ne sera pas un débat mais un prêche et un plébiscite.
La suppression du ramassage des encombrants va dans le sens de la suppression des services publics. Bientôt il nous
faudra aussi payer le poids de nos poubelles !
Quant à la rédaction du tract « Un point sur », c’est un chef d’œuvre de tartufferie. On invoque une
loi : laquelle ? Les lois ont une date, un numéro, un intitulé. Quelles obligations implique-t-elle sur les collectivités ? Quel est le coût de la collecte pour la commune
d’Avon ?
Sur le fond, qu’est-ce que cette décision apporte sur le plan du tri et du recyclage ? Apparemment
rien. Pire, les déplacements personnels en voiture pour aller à la déchetterie de Vulaines sont encore moins écologiques que le ramassage collectif.
Et enfin, question subsidiaire : qui dirige le service « Allo déchets » payant bien entendu et qui
paraît tout à fait propre à abriter quelques personnes bien en Cour.Le fait de créer un service payant
supplémentaire est une manière d’augmenter indirectement la fiscalité. Et ce n’est qu’un début !
Le groupe "Ensemble pour Avon, rassemblement de la Gauche pour le Progrès" est le seul groupe au sein du
Conseil municipal d'Avon à porter les valeurs de la Gauche.
Notre équipe est diverse. Elle se compose de personnes membres de partis politiques, socialistes, communistes, républicains,
divers gauche, de syndicalistes, de parents d'élèves élus, d'universitaires, de responsables associatifs, et de "simples" citoyens qui s'engagent pour qu'une véritable gestion
solidaire, empreinte de justice sociale et d'égalité, fondée sur la démocratie de proximité, puisse voir le jour à Avon.