La décision de supprimer la collecte des encombrants est exemplaire du mépris de la population par la majorité
municipale. En effet celle-ci annonce à la population dans les derniers jours de janvier une décision effective le 9 mars et l’invite à en « débattre » le 9 février alors que toutes les
décisions et tous les engagements sont pris. La réunion du 9 février ne sera pas un débat mais un prêche et un plébiscite.
La suppression du ramassage des encombrants va dans le sens de la suppression des services publics. Bientôt il nous
faudra aussi payer le poids de nos poubelles !
Quant à la rédaction du tract « Un point sur », c’est un chef d’œuvre de tartufferie. On invoque une
loi : laquelle ? Les lois ont une date, un numéro, un intitulé. Quelles obligations implique-t-elle sur les collectivités ? Quel est le coût de la collecte pour la commune
d’Avon ?
Sur le fond, qu’est-ce que cette décision apporte sur le plan du tri et du recyclage ? Apparemment
rien. Pire, les déplacements personnels en voiture pour aller à la déchetterie de Vulaines sont encore moins écologiques que le ramassage collectif.
Et enfin, question subsidiaire : qui dirige le service « Allo déchets » payant bien entendu et qui
paraît tout à fait propre à abriter quelques personnes bien en Cour.Le fait de créer un service payant
supplémentaire est une manière d’augmenter indirectement la fiscalité. Et ce n’est qu’un début !
Nous publierons régulièrement une lettre de notre groupe intitulée "POUR TOUT VOUS DIRE" qui retrace l'essentiel de
notre action et de nos prises de position. En plus de la forme papier, chaque numéro sera disponible sur ce blog, dans la rubrique "La lettre des élus".
Avon serait-elle une petite bulle de bonheur dans l’océan de la récession ?
Le Maire UMP tourne le dos à une politique sociale et solidaire qui s’impose en ces temps de crise. La
majorité se défausse sur les associations sociales qui sont déjà prises à la gorge. La participation au Centre Communal d’Action Sociale est en diminution, les repas distribués aux personnes âgées
sont en forte hausse, les tarifs municipaux augmentent, les moyens pour les écoles baissent. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités !
La politique locale devrait être une politique de compensation face aux attaques du gouvernement qui pratique un double langage en promettant des aides aux collectivités territoriales tout en
n’augmentant pas leurs dotations.
Ce budget scandaleux pour 2009 est construit sur le principe de la double peine. Non seulement les administrés devront faire face aux effets de la crise financière mais devront aussi faire face aux
effets d’un budget municipal antisocial et qui aura pour conséquence l’augmentation des impôts.
Les élus du groupe « Ensemble pour Avon, rassemblement de la gauche pour le progrès » ne peuvent qu’exprimer leur plus vive opposition à un tel budget.
LE CONTEXTE, LE CONSTAT DE L'ACCES AUX LOGEMENTS SOCIAUX en novembre 2008
:
Contexte régional :
70% de la population de la région Ile de France sont éligibles à un logement social selon les critères d’attribution en
vigueur.
Contexte local :
Mars 2008 : 450 demandes de logements sociaux enregistrées au service logement de la CCFA.
Novembre 2008 : 876 demandes de logements sociaux enregistrées au même service.
Le rapport annuel 2008 de la CCFA signale un manque de logements sociaux dans l'agglomération.
Conclusion :
Une forte demande de logements sociaux de la part de familles avonnaises et bellifontaines respectant les critères
d’attribution en vigueur.
Ces demandes non satisfaites bien que légitimes créent des situations financières difficiles pour de nombreuses
familles.
Novembre 2008 LE LOGEMENT SOCIAL A
AVON
1. INSEE, chiffre des enquêtes annuelles de recensement de 2004 à
2007 :
Ensemble de logements sur la commune en 2005 : 7 175
Part de locataires : …………………………………. :46%
2 . Les chiffres du logement locatif social à Avon
Pourcentage de logements locatifs sociaux ……….. : 18% de l’ensemble des logements de la
commune
On note que ce pourcentage est inférieur aux exigences de la loi SRU : 20%. Ce pourcentage s’applique pour les
communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile de France), situées dans des agglomérations de 50 000 habitants.
Le taux de 20% a été fixé par référence à la moyenne de logements sociaux sur l’ensemble du territoire en 1990 qui
s’établissait à 23%.
Besoins de logements locatifs sociaux
Des raisons administratives permettent à la ville d’Avon de ne pas être soumise au prélèvement annuel imposé aux
communes qui ne respectent pas les 20%.
Cependant, on remarque que la non-construction ou la faiblesse de construction représente un choix délibéré de
ne pas respecter l’esprit de la loi SRU, laissant entendre que le public demandeur de logements sociaux doit s’orienter vers d’autres communes parfois éloignées.
Ce choix délibéré est confirmé par le retard pris dans la construction de 5 logements sociaux dans la ZAC de la
Vallée. (Projet voté en 2001 par le Conseil Municipal mais pas encore réalisé à ce jour !).
Afin d’atteindre 20% et répondre en partie aux demandes pressantes de la population, la commune devrait prévoir la
construction de 143 logements sociaux.
LES TERRAINS DU QUARTIER DE LA GARE
Propriétaire :
Réseau Ferré de France, RFF.
Etablissement Public Industriel et Commercial, EPIC, créé en 1997.Propriétaire et gestionnaire des infrastructures
ferroviaires. RFF, acteur du développement local, accompagne les collectivités dans la définition de leurs projets et dans le choix des opérateurs
Dernière zone importante à urbaniser :
Cette importante surface de terrains est la seule qui reste à urbaniser sur le territoire de la commune. Il s’agit donc
d’une opération importante qui doit se réaliser en relation avec les besoins en logements locatifs sociaux attendus par la population.
LA POLITIQUE DU LOGEMENT DE L’ETAT
Le Ministère du Logement s’est engagé à mettre à la disposition des
organismes de logement sociaux des terrains dont l’Etat est propriétaire. Cette politique est mise en place afin de résorber le grave manque de logements sociaux en France.
2. Une Commission Interministérielle a étudié une liste de
terrains gérés par RFF afin de les réserver dans le cadre du logement social. La Délégation Interministérielle pour Développer l’Offre de Logements (DIDOL) suit ces travaux.
3. Conclusion :
Les terrains du quartier de la gare ont-ils vocation à recevoir des logements
locatifs sociaux ? Ont-ils été retenus par la Commission Interministérielle ?
NOS PRIORITES POUR CONCEVOIR LE PROJET DE CET ECO-QUARTIER
1. Prévoir une bonne gouvernance et la participation des parties prenantes :
2. Associer les habitants, ceux des quartiers voisins, et l’ensemble de la population.
3. Soigner l’information, la sensibilisation et la communication.
4. Assurer la mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle du projet :
- Diversifier les statuts du logement en prévoyant impérativement du social. Un pourcentage
significatif doit être inscrit dans le projet.
- Etudier la possibilité de création d’une structure pour personnes âgées.
5. Création d'un poste de la Police Nationale.
6. Diversifier les opérateurs (organismes constructeurs de logement social, SEM, …).
7. Assurer le bon déroulement de l’opération en mettant en place un comité de pilotage en lui attribuant un rôle
décisionnel.
CONCLUSION
Nous considérons que cet éco-quartier doit se
réaliser autour du principe de mixité socio-économique, culturelle et générationnelle.
Un pourcentage significatif doit être réservé au
logement locatif social compatibleavec le revenu des familles : LOGEMENTS P.L.U.S. et LOGEMENTS
P.L.A.I.
Une
possibilité devrait être étudiée : l’acquisition d’une partie des terrains par la commune, la CCFA ou tout autre structure publique afin de la réserver au logement locatif social PLUS
et PLAI. Cette partie serait ensuite cédée à un organisme de logement social.
On note qu'une possibilité de mise en place d'un
Plan Local de l'Habitat est signalée par la CCFA dans son rapport annuel ; c’est une opportunité à reprendre afin d'éviter l'aggravation de l'exclusion sociale dans notre
agglomération.