Le service public postal joue un rôle essentiel dans notre vie quotidienne. Il remplit des missions
indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social.
Pourtant, le pouvoir UMP et la direction de la Poste envisagent de changer le statut de cet établissement public pour en faire une société anonyme dans le cadre de la transposition de la
directive européenne sur les services postaux.
La Poste a été et est toujours l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la population : fermeture de bureaux de poste, hausse des
tarifs, suppressions d’emplois, files d’attente qui s’allongent…
A Avon, nous avons connu la fermeture d’un bureau à côté de la Mairie, la diminution des horaires d’ouverture à la Butte-Montceau, le refus d’une ouverture d’un bureau aux Fougères, sans compter
l’attente parfois interminable
Les privatisations postales déjà réalisées en Europe ont engendré une grave baisse de qualité du service.
La Poste, devenue société anonyme, devra se soumettre aux exigences des actionnaires et aux critères de rentabilité. Les besoins des usagers seront secondaires.
Nous connaissons tous la baisse de la qualité des services rendus par France Telecom, EDF, GDF, la hausse de leurs tarifs, les licenciements, du fait de leur privatisation.
Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire. D’autres choix peuvent être privilégiés comme
le regroupement dans de mêmes locaux de différents services publics (Poste, Sécu, CAF, SNCF…) avec l’installation de points Internet.
La population a son mot à dire sur l’avenir du service public postal.
Une consultation nationale de la population est organisée le samedi 3 octobre 2009 à l’initiative du Comité National contre la privatisation de La Poste.
Nous demandons que la Ville d’Avon s’engage à organiser cette consultation citoyenne sur la privatisation de la Poste, à en garantir le bon déroulement et à en assurer l’information auprès des
administrés.
Dimitri BANDINI et Lamia KORT, Conseillers municipaux
Soutenez-nous dans cette démarche en nous envoyant vos nom, prénom, adresse et courriel sur :
ensemblepouravon@hotmail.fr ou par voie postale au 51 rue Rémy Dumoncel (Avon).
Voici en quelques lignes, de façon résumée, le dossier remis par Dimitri Bandini à un étudiant-chercheur de l’Institut
d’urbanisme de Bordeaux. Dans le cadre de ses recherches, cet étudiant nous a demandé de présenter notre position sur le projet d’écoquartier et de donner les solutions qui sont les
nôtres.
Ce travail permet également aux Avonnais d’avoir une vue d’ensemble de notre opinion sur ce projet.
L’expression « écoquartier » n’étant pas un label, il est surtout pour nous l’occasion de mettre le paquet
sur le logement social. Que le Maire ait eu l’idée d’un « écoquartier » ou d’une autre réalisation, nous nous serions battus autant car notre cause première est bien celle du
Logement.
Cependant, ne croyez pas que les thématiques écologiques et environnementales ne nous préoccupent pas. Elles sont
accessoires. Pas secondaires ! Accessoires en cela qu’aujourd’hui tout projet quel qu’il soit doit prendre en compte les nécessités écologiques.
À dire vrai, le Maire d’Avon présente un projet d’écoquartier comme il présenterait du « Port Salut » ou un
tout autre objet qu’il voudrait refourguer.
Contrairement au quartier durable qui doit concilier les 3 pôles économique, social et écologique, l’écoquartier ne
prend en compte que le pôle écologique et encore ! Ce n’est pas parce qu’on plante 3 arbres que l’on peut se prévaloir d’un écoquartier. Cela confirme bien le peu d’ambition de la majorité
municipale.
Le contexte dans notre commune est assez particulier. Les décisions sont prises sans concertation avec les élus et la
population (ou presque pas). Ce projet apparaît comme une propagande personnelle au service du Maire qui aime se targuer d’être Président de la Commission « Agenda 21 et développement
durable » de l’Association des Maires d’Ile-de-France.
Pour ce projet, nous aurions voulu faire appel à l’expérience d’un OP HLM. Nous faisons le choix premier du secteur
public afin de garantir les prix et un contrôle maximum des élus et de la population sur les choix qui peuvent être faits.
Pour l’acquisition des terrains, nous aurions voulu travailler étroitement avec la Région Ile-de-France qui aurait pu
acheter les terrains dans le cadre de sa réserve foncière. En effet, l’établissement public foncier d’Ile-de-France rachète des terrains et les revend aux constructeur qui s’engagent à créer + de
30% de logements sociaux. Malheureusement, la Ville d’Avon n’a pas voulu adhérer à ce dispositif.
Nous aurions scindé le terrain en plusieurs lots afin de garantir la mixité public/privé. Nous aurions donc envisagé,
même de façon limitée, la présence de promoteurs.
Sur les terrains « publics » laissés à l’OP HLM, nous voulons une mixité des logements sociaux (PLUS, PLS,
PLAI). Nous faisons le choix du logement social LOCATIF. L’accession à la propriété est toutefois envisageable mais doit être très limitée : la grave crise du logement se concentrant sur le
logement locatif.
Concernant les loyers, ils doivent être compatibles avec les revenus des familles. Pour les logements laissés en
gestion à un bailleur social public, nous aurions encouragé le recours au quotient familial, gage d’égalité.
Les financements
Nous aurions fait appel à la Communauté de communes de Fontainebleau-Avon (CCFA) qui a la compétence exclusive en
matière de logement. Pourtant, la guerre étant déclarée entre les Maires des deux communes de l’Intercommunalité, le Maire d’Avon se garde bien de faire appel à la communauté de commune dans ce
projet immobilier.
La CCFA bénéficie de nombreuses aides pour le logement. Aides peu utilisées par les élus communautaires. Le compte
administratif de la CCFA présente d’ailleurs un taux de réalisations êtrêmement bas (aux alentours de 20% des sommes budgétées).
Nous aurions fait appel à des subventions départementales et surtout régionales (assez importantes), à l’Etat par
l’intermédiaire du Préfet, à des organisations publiques comme l’ADEME et l’ANRU (complètement exclues dans le projet du Maire). Nous avons également pensé aux aides européennes. Le montant de
ces aides permettrait de limiter le coût pour les contribuables locaux et le recours à l’emprunt.
Les logements laissés au secteur privé de construction devront respecter les règles de la ZAC notamment sur les
questions environnementales.
Les projets mettant en avant l’écologie et l’environnement peuvent bénéficier de nombreuses aides des mêmes
collectivités et organisations citées précédemment. Les thématiques vertes ne doivent pas être négligées. Nous n’oublions pas la constitutionnalisation de ces questions par la Charte de
l’Environnement de 2003. Le cahier des charges doit préciser que toutes les constructions privées ou publiques devront respecter les normes HQE. Les thèmes de l’eau, du sol, du paysage (forêt de
Fontainebleau à 100 mètres), de la circulation (douce principalement), de la biodiversité doivent être inclus dans le cahier des charges.
Les logements devront être diversifiés tant sur leur statut (PLUS,PLAI…, privé….) mais également diversifiés quant au
public accueilli. Les personnes en situation de handicaps ou les personnes âgées doivent bénéficier de logements adaptés à leurs situations. Nous nous prononçons pour la mixité sociale et
générationnelle !
Les tailles des logements doivent être très divers (du studio au F5 ou F6) bien que cela ne soit pas une condition
nécessaire pour permettre la mixité sociale du point de vue des revenus. En effet qui peut affirmer que dans le 16ème arrondissement les habitants de studios sont forcément des
travailleurs précaires ? La taille du logement n’est pas l’essentiel mais permet d’ouvrir l’offre de logement à tous : familles, couples, célibataires. Car nous savons très bien que
notre société connaît de très nombreux célibataires et de nombreuses familles recomposées avec parfois beaucoup d’enfants.
Un tel projet doit également prendre en compte la question du dynamisme économique et social. Ce projet doit être
vivant. Nous souhaitons la présence de locaux destinés au mouvement associatif, de commerces de proximité, de services publics (école, Poste, Police de proximité).
En regardant ce que la Municipalité de Brétigny-sur-Orge a réalisé, nous pouvons dire que la Majorité avonnaise, non
seulement manque d’ambition, mais se gargarise d’accoucher d’une souris.
Intervention lors du Conseil municipal du mardi 30 juin 2009 :
Vous nous dites que vous rencontrez des difficultés de recrutement dans ce secteur. Or, je sais qu'un certain nombre de
candidatures ont été envoyées en Mairie et qu'elles n'ont pas été retenues alors qu'elles présentaient les compétences nécessaires. La raison invoquée est fumeuse. Quelles démarches avez-vous faites ?
Ensuite, lorsque l'on regarde la société que vous avez choisie, ce qui frappe tout de suite c'est qu'elle est
ouvertement liée au pouvoir UMP en place. Sur le site : témoignages d'élus UMP.
Vous faites le choix du privé, le choix de la démolition du service public. Ce qui nous est proposé de voter ce soir
est à mettre en lien avec la création de jardins d'éveil également gérés par du privé. Le marché des crèches représente un gâteau de 3 Milliards d'euros en France. Égal à vous-même, selon votre devise «
business is business » vous continuez avec une « crèche business ».
Les enfants ne sont pas une marchandise. Ils ne peuvent pas être l'objet d'un marché lucratif. Mais selon le
bréviaire sarkozyste, l'Homme n'est pas une marchandise comme les autres... On comprend mieux votre position.
Enfin, bien que les agents actuels qui seront transférés bénéficient d'un certain nombre d'avantages, rien n'est prévu
pour les futures embauches qui elles seront régies par des contrats de droit privé.
D'ailleurs le CTP ne s'est pas prononcé en faveur de ce transfert de gestion. Vous devez revoir le projet
!
Et donc, Parce que nous voulons un VRAI service public municipal de la petite enfance, nous ne pouvons que refuser ce
transfert de gestion.
J’ai toujours considéré, notamment pendant la période électorale, qu’il ne fallait pas répondre aux messages
insultants. Mais après la réception d’un nouveau message dans la boîte aux lettres des élus à notre permanence rue Rémy Dumoncel, j’ai décidé de réagir. Mais pas de la façon attendue !
Le dernier message en date est rédigé sur la dernière édition de la lettre des élus du groupe. On y trouve des annotations de bas étage et simplistes.
A vrai dire, je n’ai pas résisté à hurler de rire en lisant ces observations. Surtout celle-ci :
« si on vote à droite, c’est pour que Bandini ne gouverne pas ».
On m’a toujours dit que si mon adversaire me faisait un sourire, c’est que j’avais fait une bêtise. Cela veut donc dire que mon action est bien ancrée à gauche.
Que mes adversaires politiques continuent, cela est encourageant ! De tels messages renforcent ma propre volonté, celle du groupe et de nos soutiens.
Je tiens donc à remercier tous ceux qui nous critiquent. Merci de renforcer notre détermination !
Dans le même temps, nous avons reçu un tract que nous avions distribué avec des remerciements. La lettre des élus que nous écrivons régulièrement permet de donner aux Avonnais une vision autre
que celle donnée par la propagande de la majorité.
Notre but reste le même : défendre l’intérêt général et donner accès aux citoyens à toutes les informations les concernant.
C’est sans doute cela la différence avec nous et la Droite (et ses corbeaux) : nous voulons que tous les débats, toutes les questions de la cité soient mis sur la place publique pour que les
citoyens soient les réels acteurs de leur vie.