Avon serait-elle une petite bulle de bonheur dans l’océan de la récession ?
Le Maire UMP tourne le dos à une politique sociale et solidaire qui s’impose en ces temps de crise. La
majorité se défausse sur les associations sociales qui sont déjà prises à la gorge. La participation au Centre Communal d’Action Sociale est en diminution, les repas distribués aux personnes âgées
sont en forte hausse, les tarifs municipaux augmentent, les moyens pour les écoles baissent. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités !
La politique locale devrait être une politique de compensation face aux attaques du gouvernement qui pratique un double langage en promettant des aides aux collectivités territoriales tout en
n’augmentant pas leurs dotations.
Ce budget scandaleux pour 2009 est construit sur le principe de la double peine. Non seulement les administrés devront faire face aux effets de la crise financière mais devront aussi faire face aux
effets d’un budget municipal antisocial et qui aura pour conséquence l’augmentation des impôts.
Les élus du groupe « Ensemble pour Avon, rassemblement de la gauche pour le progrès » ne peuvent qu’exprimer leur plus vive opposition à un tel budget.
LE CONTEXTE, LE CONSTAT DE L'ACCES AUX LOGEMENTS SOCIAUX en novembre 2008
:
Contexte régional :
70% de la population de la région Ile de France sont éligibles à un logement social selon les critères d’attribution en
vigueur.
Contexte local :
Mars 2008 : 450 demandes de logements sociaux enregistrées au service logement de la CCFA.
Novembre 2008 : 876 demandes de logements sociaux enregistrées au même service.
Le rapport annuel 2008 de la CCFA signale un manque de logements sociaux dans l'agglomération.
Conclusion :
Une forte demande de logements sociaux de la part de familles avonnaises et bellifontaines respectant les critères
d’attribution en vigueur.
Ces demandes non satisfaites bien que légitimes créent des situations financières difficiles pour de nombreuses
familles.
Novembre 2008 LE LOGEMENT SOCIAL A
AVON
1. INSEE, chiffre des enquêtes annuelles de recensement de 2004 à
2007 :
Ensemble de logements sur la commune en 2005 : 7 175
Part de locataires : …………………………………. :46%
2 . Les chiffres du logement locatif social à Avon
Pourcentage de logements locatifs sociaux ……….. : 18% de l’ensemble des logements de la
commune
On note que ce pourcentage est inférieur aux exigences de la loi SRU : 20%. Ce pourcentage s’applique pour les
communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile de France), situées dans des agglomérations de 50 000 habitants.
Le taux de 20% a été fixé par référence à la moyenne de logements sociaux sur l’ensemble du territoire en 1990 qui
s’établissait à 23%.
Besoins de logements locatifs sociaux
Des raisons administratives permettent à la ville d’Avon de ne pas être soumise au prélèvement annuel imposé aux
communes qui ne respectent pas les 20%.
Cependant, on remarque que la non-construction ou la faiblesse de construction représente un choix délibéré de
ne pas respecter l’esprit de la loi SRU, laissant entendre que le public demandeur de logements sociaux doit s’orienter vers d’autres communes parfois éloignées.
Ce choix délibéré est confirmé par le retard pris dans la construction de 5 logements sociaux dans la ZAC de la
Vallée. (Projet voté en 2001 par le Conseil Municipal mais pas encore réalisé à ce jour !).
Afin d’atteindre 20% et répondre en partie aux demandes pressantes de la population, la commune devrait prévoir la
construction de 143 logements sociaux.
LES TERRAINS DU QUARTIER DE LA GARE
Propriétaire :
Réseau Ferré de France, RFF.
Etablissement Public Industriel et Commercial, EPIC, créé en 1997.Propriétaire et gestionnaire des infrastructures
ferroviaires. RFF, acteur du développement local, accompagne les collectivités dans la définition de leurs projets et dans le choix des opérateurs
Dernière zone importante à urbaniser :
Cette importante surface de terrains est la seule qui reste à urbaniser sur le territoire de la commune. Il s’agit donc
d’une opération importante qui doit se réaliser en relation avec les besoins en logements locatifs sociaux attendus par la population.
LA POLITIQUE DU LOGEMENT DE L’ETAT
Le Ministère du Logement s’est engagé à mettre à la disposition des
organismes de logement sociaux des terrains dont l’Etat est propriétaire. Cette politique est mise en place afin de résorber le grave manque de logements sociaux en France.
2. Une Commission Interministérielle a étudié une liste de
terrains gérés par RFF afin de les réserver dans le cadre du logement social. La Délégation Interministérielle pour Développer l’Offre de Logements (DIDOL) suit ces travaux.
3. Conclusion :
Les terrains du quartier de la gare ont-ils vocation à recevoir des logements
locatifs sociaux ? Ont-ils été retenus par la Commission Interministérielle ?
NOS PRIORITES POUR CONCEVOIR LE PROJET DE CET ECO-QUARTIER
1. Prévoir une bonne gouvernance et la participation des parties prenantes :
2. Associer les habitants, ceux des quartiers voisins, et l’ensemble de la population.
3. Soigner l’information, la sensibilisation et la communication.
4. Assurer la mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle du projet :
- Diversifier les statuts du logement en prévoyant impérativement du social. Un pourcentage
significatif doit être inscrit dans le projet.
- Etudier la possibilité de création d’une structure pour personnes âgées.
5. Création d'un poste de la Police Nationale.
6. Diversifier les opérateurs (organismes constructeurs de logement social, SEM, …).
7. Assurer le bon déroulement de l’opération en mettant en place un comité de pilotage en lui attribuant un rôle
décisionnel.
CONCLUSION
Nous considérons que cet éco-quartier doit se
réaliser autour du principe de mixité socio-économique, culturelle et générationnelle.
Un pourcentage significatif doit être réservé au
logement locatif social compatibleavec le revenu des familles : LOGEMENTS P.L.U.S. et LOGEMENTS
P.L.A.I.
Une
possibilité devrait être étudiée : l’acquisition d’une partie des terrains par la commune, la CCFA ou tout autre structure publique afin de la réserver au logement locatif social PLUS
et PLAI. Cette partie serait ensuite cédée à un organisme de logement social.
On note qu'une possibilité de mise en place d'un
Plan Local de l'Habitat est signalée par la CCFA dans son rapport annuel ; c’est une opportunité à reprendre afin d'éviter l'aggravation de l'exclusion sociale dans notre
agglomération.
Les organisations syndicales, politiques et associatives signataires affirment que le service public postal appartient
à tous les citoyens, c'est pourquoi elles demandent l'organisation d'un vrai débat public permettant l'implication des citoyens. Ils doivent pouvoir décider de l'avenir de La Poste par un
référendum.
Sacrifiant l'intérêt général à l'aventure spéculative, le Gouvernement soutient le projet, annoncé brutalement début
juillet, de transformation de La Poste en société anonyme et d'ouverture de son capital.
Quand on regarde ce qui s’est déjà passé en France, notamment avec France Télécom, EDF et GDF, ainsi qu'à l’étranger,
cela s’appelle une privatisation. Nous la refusons !
Il s’agit d’une offensive sans précédent contre « le noyau dur du service public ». C’est une attaque contre un
symbole cher à l'ensemble de la population. C'est une attaque contre une réalité vécue, celle d’un service ouvert à tous, efficace, garant de proximité et jouant un rôle social essentiel. Que
deviendraient les plus fragiles ou les plus isolés de nos concitoyens en cas de banalisation de La Banque Postale, de réduction de tournées de facteurs, de fermeture massive de bureaux de
poste ?
L'ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives signataires :
- entendent s'opposer résolument à la privatisation de La Poste. La mobilisation de toutes et de tous doit contraindre
le Gouvernement à y renoncer.
- exigent que le service public soit maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur
l'ensemble du territoire.
La Poste ne doit pas être une entreprise comme les autres. Sa vocation première, sa raison d’être c’est le service
public. La Poste est un « service public national » qui est « la propriété de la collectivité », selon le préambule de la Constitution. Ce même texte définit l'égalité des droits et des devoirs,
sans distinction d'origine ni de religion. Pour tous et partout, le droit à la communication, le droit à l'adresse, le droit au compte et l'accessibilité bancaire doivent figurer au premier rang
des missions de La Poste.
Il est impensable que l'on puisse décider de son avenir, de la transformer radicalement sans consulter ses véritables
propriétaires, les citoyens !
Sur ce sujet vital, la réflexion et la décision ne peuvent être réservées à tel ou tel cercle, aussi avisé qu’il se
prétende. Il est légitime que la population, élargissant ainsi les nécessaires mobilisations des postières et des postiers, puisse débattre largement et s’exprimer directement. Si la démocratie
c’est la liberté de choisir, encore faut-il que le choix soit possible. Il est juste que les citoyens, propriétaires et usagers de La Poste, les élus locaux et le monde associatif et bien sûr les
postières et les postiers et leurs syndicats puissent défendre leur conception du service public. Ils sont, au-delà de la critique, à même de proposer une voie alternative à celle qu’on cherche à
leur imposer au nom d’une prétendue fatalité.
D’autant que, partout en Europe et dans le monde, les privatisations postales ont engendré baisse de qualité de
service, augmentation des tarifs et destructions d’emplois.
L’article 11 de la Constitution révisée ouvre le droit d’initiative citoyenne. Les citoyens doivent pouvoir décider de
l'avenir de La Poste par référendum.
C’est pourquoi nous créons le Comité national de mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour l'ouverture
d'un débat public et un référendum sur le service public postal. Ce Comité est constitué des représentants des organisations syndicales, politiques et associatives déjà signataires et à venir. Il
appelle à créer dans tout le pays des comités locaux, ayant pour but de rassembler toutes celles et tous ceux qui souhaitent atteindre ces objectifs.
L’ANECR, le MPEP, AFOC, AITEC – IPAM (Initiative pour un autre monde) / Alternative Libertaire / ATTAC / CFTC / Confédération CGT /
CGT FATP / CNCU / Comité de Défense des Services Publics 75 / Convergence pour les Services Publics / Coordination des Collectifs Unitaires Anti Libéraux / Droit Au Logement / FO / Fondation
Copernic / FSU / LCR / le MJC / Les VERTS / Marches Européennes / MARS Gauche Républicaine / Mouvement des Jeunes Socialistes / Mouvement Pour l’Education Populaire / MRC / PCF / PS / Résistances
sociales / SOLIDAIRES / SUD PTT / UFAL...
Comme nous l'avions dit dans un précédent communiqué de presse, nous avons attiré l'attention du ministre de l'Education nationale
concernant les fermetures de classe à AVON. Grâce au soutien du sénateur Billout, une question écrite à été posée au gouvernement. Nous sommes en attente d'une réponse du ministre. Nous ne
manquerons pas de la publier.
Certes, composé de deux élus, notre groupe n'est pas le plus important en nombre ; mais il est indéniablement le plus actif face
au pouvoir UMP. Nous voulons réitérer ici à toutes celles et à tous ceux qui nous ont fait confiance en mars dernier, qu'une fois élus, nous ne baissons pas les bras. Là où la droite se
résigne pour ne pas remettre en cause les choix gouvernementaux de leurs amis, notre groupe s'obstinne pour que l'intérêt général soit entendu, pour assurer l'avenir de nos enfants. Là où les
autres élus de l'opposition n'interviennent pas, nous disons à la majorité que d'autres choix sont possibles.
Pour accéder à la question du sénateur, cliquer sur le lien suivant :
Le gouvernement persiste dans son projet de suppression de classes dans certains établissements de la commune.
Cette politique se fait au détriment de l’avenir de nos enfants. Nous regrettons que le Maire d’Avon au cours du Conseil municipal du 15 avril 2008 reprenne la même argumentation que le ministre
Darcos (baisse des effectifs devant entraîner une baisse du nombre d’enseignants) alors que son devoir serait d’être au côté des parents d’élèves et des enseignants pour exiger le maintien de la
qualité et de l’efficacité de l’école publique républicaine.
Nouscontinuerons de soutenir les différentes actions menées par les parents d’élèves dans leurs revendications et leurs inquiétudes légitimes. En ce
qui nous concerne, nous demanderons aux parlementaires qui nous soutiennent de poser une question écrite au gouvernement sur cette situation préoccupante.
Nous avons voté contre les augmentations des impôts locaux proposés par le Maire UMP d’Avon (+2% de la taxe d’habitation)
Nous considérons que cette augmentation aggravera le pouvoir d’achat des familles déjà largement amputé par les mesures anti-sociales du
gouvernement.
Cette augmentation est la conséquence des décharges de l’Etat sur les collectivités locales et de la mésentente de la droite
avonno-bellifontaine dans la gestion de la CCFA.
Comment admettre que le buffet de la gare soit racheté par la commune (290 000€) alors que ce site devrait faire partie du plan de
rénovation du pôle de la gare et servir de lieu d’accueil et de promotion économique du Pays de Fontainebleau.
Comment accepter le manque d’ambition d’un projet municipal coûteux d’agrandissement de la bibliothèque alors qu’un projet de
bibliothèque-médiathèque pourrait voir le jour dans le cadre de la CCFA.
Avon-Fontainebleau, villes d’histoire et de culture, méritent un outil culturel digne de leur renommée.
La réfection de la salle du conseil municipal, hors accès aux personnes en situation de handicap, dans cette période de précarité
sociale peut attendre. Ce n’est pas vraiment une priorité.
Nous estimons que les priorités budgétaires de la commune devraient être tournés vers les réelles préoccupations des Avonnais :
logement, école, aide sociale…
Le groupe "Ensemble pour Avon, rassemblement de la Gauche pour le Progrès" est le seul groupe au sein du
Conseil municipal d'Avon à porter les valeurs de la Gauche.
Notre équipe est diverse. Elle se compose de personnes membres de partis politiques, socialistes, communistes, républicains,
divers gauche, de syndicalistes, de parents d'élèves élus, d'universitaires, de responsables associatifs, et de "simples" citoyens qui s'engagent pour qu'une véritable gestion
solidaire, empreinte de justice sociale et d'égalité, fondée sur la démocratie de proximité, puisse voir le jour à Avon.