La délinquance, en augmentation sur notre commune doit être l'affaire de tous. Elus de Gauche, nous réaffirmons avec force le droit à la sécurité. C'est pour cela que depuis notre élection, nous appelons de nos vœux l'installation sur la commune d'Avon d'une annexe du commissariat de la police nationale.
La sûreté, liberté fondamentale consacrée à l'article 2 de la Déclaration de Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, est une mission régalienne de l'État. Or, dans ce domaine comme dans tant d'autres, l'État se désengage sans cesse. C'est ainsi que les communes doivent de plus en plus recourir à une police municipale. Les communes qui ont les moyens peuvent recruter des agents. Celles qui ne le sont pas, ne peuvent répondre aux droits à la sécurité pour tous et à la protection des biens de chacun. L'État, garant des libertés, des droits et de l'égalité de ceux-ci sur tout le territoire, est aux abonnés absents.
De manière générale, nous ne pouvons que regretter les choix du Gouvernement UMP en matière de sécurité. Derrière les discours sécuritaires, les faits : suppression de la police de proximité, disparité des effectifs selon les territoires, milliers de suppressions de postes (2 744 postes en 2010, 5000 sur la période 2011-2013). A noter que les effectifs fin 2013 pourraient être ramenés au niveau de 1997.
A Avon, cela ne semble pas choquer la majorité en place. Depuis des années, le Maire embauche des policiers municipaux sans que les chiffres de la délinquance diminuent
Loin de nous de dénoncer le travail que font les agents de la police municipale avonnaise. Il s'agit simplement de regarder les choses en face. La police nationale et la police municipale ne bénéficient pas de la même formation car elles n'ont pas les mêmes attributions. Nous ne pouvons espérer de la police municipale qu'elle fasse le travail de la police nationale.
Et pourtant, la majorité d'Avon le croit, faisant payer les Avonnais deux fois pour leur sécurité : une fois par l'intermédiaire de la fiscalité nationale, une fois par la fiscalité avonnaise.
Notre groupe considère qu'il serait plus judicieux de demander à l'État de remplir ses missions en ouvrant une annexe du commissariat de la police nationale à Avon et de convertir l'embauche de policiers municipaux par l'embauche de travailleurs sociaux, dans le cadre d'une politique de la Ville ambitieuse, concertée et apaisée.
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